Les Sept Fondateurs de l’Ordre des Servites de Marie – 17 février 2019

Jésus dit [à Maria Valtorta] :
“Devant n’importe quelle pression de forces humaines qui voudraient le détourner des voies du Seigneur, le vrai serviteur de Dieu répond: ‘Puis-je dire ou faire autre chose que ce que le Seigneur m’a ordonné?’
L’obéissance au commandement de Dieu, quel qu’il soit, est le signe du serviteur de Dieu. Les exigences divines sont infinies et toutes justifiées par une fin d’amour. J’imposerai de se taire à l’un, à l’autre de parler, à celui-ci de s’isoler, à celui-là de devenir un meneur d’âmes. Je donnerai une vue surnaturelle à l’un et une voix surnaturelle à l’autre. Eh bien, que mes serviteurs agissent selon ma volonté et ils seront mes égaux en mérite.
Je n’insiste pas de façon à ce que vous ne puissiez pas refuser de m’obéir. Non, je ne force à m’obéir même pas ceux qui sont dans ma main aussi doux qu’un flocon de lin prêt à être filé. Mais, plus ils sont ‘à moi’ et plus l’obéissance est pour eux chère et facile, de sorte que, même au prix du danger — puisque le monde hait ceux qui sont à Dieu — et de la souffrance — puisque le monde fait fleurir sa haine en souffrance pour mes ‘saints’ — ils restent fidèles à mon commandement.
Bouches que l’amour a purifiées et coeurs que la charité, laquelle est leur vie, a transformés en miroirs de Dieu, ils n’accomplissent et ne répètent que ce que je leur suggère. Fidèles bénis de mon Fils, ils copient leur Maître dont l’obéissance fut infinie parce qu’elle était divine et parce qu’il ne se servit pas de sa nature pour choisir les actes d’obéissance faciles, mais les savoura tous et les fit siens, même ceux qui répugnent à l’humain, créature inférieure à Dieu et que pour tant le Fils de Dieu embrassa pour vous servir d’exemple.
Moi qui ne mens et ne change pas, je vous jure que ma bénédiction est sur eux, car dans leur coeur, il n’y a aucune idole, mais un seul autel s’y érige: le mien, d’où tonne ma volonté — qui pour eux est la voix d’un Père qui ne terrorise pas, mais retentit comme un orgue céleste qui ravit l’esprit en une sainte joie — volonté aussi sacrée pour eux que moi-même.
Je suis avec mes serviteurs. Et ma présence est comme la sonnerie de la victoire dont parle le Livre, puisqu’elle met en fuite tous les ennemis de l’esprit et fait de lui le conquérant sûr du Ciel.
Après avoir entrevu, durant leur vie, le visage de Dieu, bienveillant et souriant, à travers les voiles de l’éloignement et de la volonté, ils connaîtront ‘l’Etoile née de Jacob’, mon Fils saint, le Juste dans la main transpercée duquel il a placé le sceptre du roi, la verge sacrée qui, le Jour du Jugement, marquera les bénis et les maudits et qui, pour mes serviteurs, sera douce comme une caresse.
Suivez dès maintenant le Dominateur éternel. Il vous conduit par une voie sûre à la possession du Royaume de Dieu à condition que par l’obéissance, dont l’homme de qui parle le Livre vous sert d’exemple, vous ne vouliez accomplir de votre chef ni le bien ni le mal, mais uniquement ce que vous dit le Seigneur.”
(Les cahiers de 1943, 16 décembre)

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I footnotes