La guérison miraculeuse de Faustina, la fillette de Valéria, est à l’origine de la rencontre avec les patriciennes de l’entourage de Pilate.

Cette première entrevue a lieu dans la roseraie de Jeanne de Chouza, à Tibériade. Jésus s’approche d’elles: «Vous vous occupez de fleurs? Continuez, continuez. Nous pourrons parler méme pendant que vous cueillez ces œuvres magnifìques du Créateur que sont les fleurs…» [EMV, 167.4].

Et Jésus les ouvre peu à peu aux choses divines: «Voici alors que notre esprit doit recueillir l’enseignement et faire, de l’amour un peu sensuel que l’on a pour une fleur, une invitation à une pensée plus haute» [EMV, 167.4]. Après une douce évocation de l’âme et de la vie éternelle, Jésus prend Faustina dans ses bras: «j’aime les enfants comme j’aime les fleurs, parce qu’ils sont purs et sans malice. Et même, ô femme, donne-moi ta petite. Il m’est si doux de serrer sur mon cœur un petit ange» [EMV, 167.5].

Faustina et les roses

Valéria, immédiatement sensible à la bonté et aux paroles de Jésus, va s’éloigner dès cet instant toujours d’avantage de la vie corrompue de la société romaine, jusqu’à affranchir son esclave Thusnelda. Sa conversion progressive n’ira pas sans heurt: son mari, mécontent de ce nouveau mode de vie, la délaissera. Beaucoup plus tard, Maria Valtorta nous décrit une scène très émouvante. Une fillette s’approche de Jésus, «elle dépose sur ses genoux toutes ses fleurs en disant: “Les roses de Faustina à son Sauveur”. ( … ) Pendant ce temps la femme s’est agenouillée derrière la fillette, en rejetant son voile en arrière. C’est Valéria, la mère de la petite, qui salue Jésus de son salut romain: “Salut, ô Maître”» [EMV, 531.8]

Valéria, abandonnée par son époux, se confie à Jésus qui la réconforte «la souffrance te purifiera…» et Il lui prédit: «Toi et ta fille deviendrez sages dans la foi qui portera mon nom» [EMV, 531.16]

Puis juste avant la Passion, apprenant la mort imminente de Jésus, Valéria s’exclame: «Si je perds beaucoup en te perdant, je ne perdrais pas tout, car la foi restera, et moi je veux rester où elle est née» [EMV, 583.12]

Cette ultime promesse semble en effet trouver un écho dans le Talmud, qui présente assez longuement une riche prosélyte nommée Valéria, possédant des esclaves. En résidence en Palestine, «elle eut des entretiens avec le petit fils de Gamaliel sur certaines contradictions de la Bible».

Une étrange découverte

A quelques mètres de la grotte de l’Annonciation, à Nazareth, des archéologues ont déchiffré, en juillet 2012, une bien surprenante inscription datant des tous premiers siècles, et exprimant une sorte de supplication: «Seigneur Jésus-Christ, Fils de Dieu, aidez votre servante Valéria… et faites passer la douleur…». A coté de cet exvoto antique, on distingue deux silhouettes féminines, une adulte et une fillette devant une splendide rose! (Il se pourrait même qu’un examen plus approfondi dévoile à leur droite la silhouette d’un homme assis devant elles [Jésus ?], comme le laisserait supposer le cliché?).

Cette découverte suggère incontestablement l’épisode le plus important de la vie de Valéria!

Ce graffiti est-il l’œuvre de Valéria elle-même, ou de Faustina reconnaissante, voire de quelque disciple des premiers siècles?

Est-ce l’indice que la sépulture de Valéria se trouve à proximité immédiate?

Laissons aux archéologues le soin de répondre à ces questions…